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31 mars 2025
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Somnolence au volant : un danger toujours sous-estimé

À l’occasion de la 25e Journée du Sommeil, une enquête menée par la Fondation Vinci Autoroutes et l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance révèle une réalité préoccupante : la majorité des Français serait confrontée à la somnolence au volant. Cet enjeu de sécurité routière majeur touche plus particulièrement les jeunes adultes et les travailleurs aux horaires décalés. 

Une fatigue pesante pour la sécurité routière

Si vous vous sentez fatigué, sachez que vous n'êtes pas seul : 41 % des personnes sondées dans cette enquête présentent des signes d'hypersomnolence et 30 % déclarent se sentir extrêmement somnolents durant la journée. Encore méconnue, l’hypersomnolence désigne une tendance excessive à s’endormir ou à ressentir une forte somnolence en journée, même après une nuit de sommeil supposée suffisante. Elle peut être liée à un déficit de sommeil chronique, à des troubles du sommeil (comme l'apnée du sommeil ou la narcolepsie), à des rythmes de vie irréguliers, ou encore à des troubles de la santé mentale.

  • Les signes d'hypersomnolence incluent :
  • une somnolence persistante,
  • des bâillements fréquents,
  • une baisse de concentration,
  • des clignements des paupières ralentis ou une envie impérieuse de dormir. 

Parmi les conducteurs, un tiers affirme avoir dû s’arrêter au volant à cause d’un épisode de somnolence. Les jeunes adultes (moins de 35 ans), les travailleurs de nuit et les personnes souffrant de troubles du sommeil sont les plus exposés. Plus qu'un problème de santé, la somnolence est un réel danger sur la route : elle est en cause dans près d’un accident mortel sur cinq sur autoroute (18 %).

 

Mauvaises habitudes et santé mentale en cause

Les Français dorment en moyenne moins de 7 heures par nuit en semaine. Près des trois quarts (73 %) déclarent se réveiller la nuit, et près d’1 sur 2 souffre d’au moins un trouble du sommeil (insomnie, apnée, jambes sans repos…). La somnolence est aussi liée à des troubles de la santé mentale : 40 % des personnes très somnolentes ont un score positif au dépistage de l’anxiété ou de la dépression. Les jeunes de 18 à 24 ans sont particulièrement concernés, avec des troubles anxieux (36 %) et dépressifs (28 %) largement au-dessus de la moyenne. D'autres habitudes viennent aggraver la situation : tabagisme, consommation d’alcool ou de boissons énergisantes, usage accru des écrans, prise de stimulants…

 

Écouter son corps plutôt que lutter

Face à ce constat, la prévention reste le meilleur levier. Il n’existe pas de remède miracle contre la somnolence. Aussi, aux premiers signes de fatigue, la sieste, même courte, apparaît comme le moyen le plus efficace d’agir à court terme.  Pourtant, seuls 28 % des Français pensent à en faire en cas de somnolence, préférant souvent la contrer par des stimulants (caféine, musique, activité physique). 

Sur le long terme, les experts recommandent de s’exposer à la lumière naturelle dès le matin, de maintenir un rythme de sommeil régulier, de pratiquer une activité physique et d’éviter les excitants (thé, café, sucreries) après 14h. 

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